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Applied AI · DĂ©butant 🟱 · Session 5
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Guide du professeur — Session 5 🟱

« L’IA qui voit, entend et crĂ©e »

Programme : Applied AI — Niveau DĂ©butant (dĂšs 12 ans, grand public) Instructeur : Yann Isola DurĂ©e conseillĂ©e : 2 h (adaptable 1 h 30 – 2 h 30) PrĂ©requis : Sessions 1 Ă  4 (notions : IA, apprentissage automatique, donnĂ©es, IA gĂ©nĂ©rative de texte)


1. Objectifs pédagogiques

À la fin de la session, chaque participant doit ĂȘtre capable de :

  1. Expliquer ce qu’est une IA multimodale avec ses propres mots (une IA qui traite plusieurs types de contenus : texte, image, son, vidĂ©o).
  2. DĂ©crire en 3 Ă©tapes simples comment une IA « voit » une image (pixels → indices visuels → reconnaissance).
  3. Citer au moins 3 applications concrĂštes de la vision par ordinateur et 2 de la reconnaissance vocale.
  4. Nommer les grands outils de gĂ©nĂ©ration (images, musique, vidĂ©o) et comprendre qu’ils crĂ©ent Ă  partir d’une description texte. ⚠
  5. DĂ©finir ce qu’est un deepfake, expliquer pourquoi c’est un problĂšme, et lister 4 indices pour en repĂ©rer un.
  6. Identifier des applications positives : accessibilité, médecine, création artistique.
  7. Créer un mini-projet combinant plusieurs contenus générés par IA (activité pratique).

⚠ Contenu volatile : les noms d’outils, leurs capacitĂ©s et leurs tarifs Ă©voluent trĂšs vite. VĂ©rifiez l’état de l’art avant chaque session (15 min de veille suffisent). Les sections marquĂ©es ⚠ dans ce guide sont celles Ă  re-vĂ©rifier.


2. Vue d’ensemble et fil rouge

Fil rouge de la session : « Jusqu’ici, on a parlĂ© Ă  l’IA avec du texte. Aujourd’hui, on dĂ©couvre qu’elle a aussi des yeux, des oreilles, une voix
 et un pinceau. »

La session alterne exposĂ© court, dĂ©mos, discussions et une grande activitĂ© crĂ©ative finale. Le moment fort est le jeu du dĂ©tective deepfake (page web interactive) : il crĂ©e de l’émotion et ancre le message de prudence.

Déroulé minuté (base 2 h)

Temps Séquence Format
0:00 – 0:10 Accroche : « L’IA a-t-elle des sens ? » Discussion
0:10 – 0:25 L’IA multimodale : dĂ©finition + exemples ExposĂ© + dĂ©mo
0:25 – 0:45 Comment l’IA « voit » : pixels → features → reconnaissance ExposĂ© + explorateur de pixels (page web)
0:45 – 1:00 GĂ©nĂ©ration d’images ⚠ + reconnaissance et synthĂšse vocales ExposĂ© + dĂ©mos
1:00 – 1:10 Pause —
1:10 – 1:25 Musique, vidĂ©o, et les deepfakes ExposĂ© + jeu du dĂ©tective (page web)
1:25 – 1:35 Applications positives : accessibilitĂ©, mĂ©decine, art ExposĂ© + discussion
1:35 – 1:55 ActivitĂ© : crĂ©er avec l’IA (exercice 3) Atelier
1:55 – 2:00 Synthùse + quiz (ou quiz à la maison) Quiz

3. Contenu détaillé, séquence par séquence

3.1 Accroche (10 min) — « L’IA a-t-elle des sens ? »

Posez la question au groupe : « Vous avez déjà utilisé une IA qui ne lit pas du texte, mais qui voit ou qui écoute ? »

Réponses attendues (les faire émerger, ne pas les donner) :

Message clĂ© : l’IA multimodale n’est pas de la science-fiction, tout le monde dans la salle l’utilise dĂ©jĂ , souvent sans le savoir.

3.2 L’IA multimodale (15 min)

DĂ©finition simple : « multi » = plusieurs, « modale » = types de contenus (modes). Une IA multimodale peut travailler avec du texte, des images, du son et de la vidĂ©o — en entrĂ©e (elle les comprend) et/ou en sortie (elle les crĂ©e).

Analogie efficace : « Les premiĂšres IA de texte, c’était comme discuter avec quelqu’un par SMS dans le noir. L’IA multimodale, c’est la mĂȘme personne mais qui peut maintenant regarder vos photos, Ă©couter votre voix et vous rĂ©pondre en dessinant. »

Tableau Ă  construire au tableau avec le groupe :

Sens humain Équivalent IA Exemple du quotidien
La vue 👁 Vision par ordinateur DĂ©verrouillage facial
L’ouĂŻe 👂 Reconnaissance vocale « Dis Siri
 »
La parole 🗣 Synthùse vocale GPS qui parle
Le dessin ✍ GĂ©nĂ©ration d’images DALL-E, Midjourney ⚠

Nuance importante Ă  donner : l’IA ne « voit » pas et n’« entend » pas comme nous. Elle transforme tout en nombres et cherche des motifs (patterns) dans ces nombres. Pas de conscience, pas de ressenti — du calcul. C’est le pont avec la sĂ©quence suivante.

3.3 Comment l’IA « voit » (20 min) — cƓur technique de la session

C’est le passage le plus « technique » : restez trĂšs visuel. Utilisez l’explorateur de pixels de la page web.

Étape 1 — Les pixels. Une image numĂ©rique est une grille de petits carrĂ©s colorĂ©s : les pixels (de l’anglais picture element, « Ă©lĂ©ment d’image »). Chaque pixel est dĂ©crit par 3 nombres : la quantitĂ© de rouge, de vert et de bleu (le code RVB, en anglais RGB — Red, Green, Blue), chacun de 0 Ă  255. Pour l’ordinateur, une photo de chat = un immense tableau de nombres. Rien d’autre.

DĂ©monstration avec l’explorateur de pixels : zoomer progressivement sur l’image jusqu’à voir les carrĂ©s individuels et leurs valeurs RVB.

Étape 2 — Les indices visuels (features). L’IA apprend Ă  repĂ©rer des motifs dans ces nombres : d’abord des choses trĂšs simples (contours, lignes, taches de couleur), puis en combinant : des formes (un Ɠil, une oreille pointue, des moustaches), puis des objets entiers (un chat !). En anglais on appelle ces indices des features (« caractĂ©ristiques »). C’est un empilement : simple → moyen → complexe.

Analogie : « C’est comme apprendre Ă  lire : d’abord les lettres, puis les syllabes, puis les mots, puis les phrases. L’IA fait pareil avec les images : traits → formes → objets. »

Étape 3 — La reconnaissance. AprĂšs avoir vu des millions d’images Ă©tiquetĂ©es (« ceci est un chat », « ceci est un chien »), l’IA sait associer les motifs dĂ©tectĂ©s Ă  une rĂ©ponse, avec un score de confiance : « chat Ă  97 % ». Rappel de la session 2 : c’est de l’apprentissage Ă  partir d’exemples, pas de la magie.

Applications concrÚtes à détailler :

Limite Ă  mentionner : l’IA de vision peut se tromper de façon surprenante (un autocollant sur un panneau STOP peut la perturber). Elle reconnaĂźt des motifs, elle ne « comprend » pas la scĂšne comme nous.

3.4 La gĂ©nĂ©ration d’images (8 min) ⚠

Principe : vous Ă©crivez une description (un prompt), l’IA dessine l’image. Elle a appris en analysant des millions de paires image + description, et elle a appris Ă  faire le chemin inverse : du texte vers l’image.

Vulgarisation du fonctionnement (optionnelle, pour les curieux) : beaucoup de ces IA fonctionnent par diffusion : elles partent d’un « brouillard » de pixels alĂ©atoires et le « dĂ©bruitent » petit Ă  petit, guidĂ©es par votre description, jusqu’à faire apparaĂźtre l’image. Comme un polaroid qui se rĂ©vĂšle, mais pilotĂ© par le texte.

Outils Ă  citer ⚠ (vĂ©rifier avant la session) :

Points de vigilance Ă  transmettre :

3.5 Reconnaissance vocale et synthĂšse vocale (7 min)

Reconnaissance vocale (la machine Ă©coute) : votre voix = une onde sonore = encore des nombres. L’IA a appris, sur des milliers d’heures de parole, Ă  associer ces ondes Ă  des mots. ChaĂźne simple Ă  dessiner au tableau : son → nombres → texte.

Applications : assistants vocaux (Siri, Alexa, Google Assistant), dictĂ©e vocale, et surtout les sous-titres automatiques — une petite rĂ©volution : YouTube, visioconfĂ©rences, TV en direct
 un accĂšs au contenu pour les personnes sourdes ou malentendantes, et pour tous ceux qui regardent sans le son.

SynthĂšse vocale (la machine parle) : le chemin inverse, texte → son. En anglais : text-to-speech (TTS, « du texte Ă  la parole »). ⚠ Les voix actuelles sont devenues trĂšs naturelles : intonations, pauses, Ă©motions. Certains outils peuvent cloner une voix Ă  partir de quelques secondes d’enregistrement — ce qui fait le lien direct avec les deepfakes (sĂ©quence 3.7).

Applications : GPS, lecture d’articles et de livres audio, voix pour les personnes qui ne peuvent pas parler (l’exemple historique de Stephen Hawking parle à tous les ñges).

3.6 Musique et vidĂ©o : les frontiĂšres actuelles (7 min) ⚠

Section trĂšs volatile — Ă  re-vĂ©rifier systĂ©matiquement.

📌 RepĂšre Ă©tat de l’art (juillet 2026, Ă  re-vĂ©rifier ⚠) : les grands modĂšles gĂ©nĂ©ralistes se comptent dĂ©sormais en familles. CĂŽtĂ© OpenAI, GPT-5.6 (9 juillet 2026) dĂ©cline Sol / Terra / Luna et Sol Ultra : effort de raisonnement jusqu’à max, et un « ultra mode » qui mobilise des sous-agents ; Terra vise grosso modo le niveau GPT-5.5 Ă  moitiĂ© prix. CĂŽtĂ© xAI, Grok 4.5 (8 juillet 2026) est positionnĂ© « Opus-class », trĂšs fort en code et agentique, avec API Ă  environ 2 $/M tokens d’entrĂ©e et 6 $/M tokens de sortie, et un effort de raisonnement low / medium / high ; xAI a aussi acquis Cursor. CĂŽtĂ© Meta, Muse Spark 1.1 (Meta Superintelligence Labs, 9 juillet 2026) devient le successeur multimodal et agentic-coding de Llama ; Spark 1.0 datait d’avril 2026, Muse Image du 7 juillet, et la Meta Model API est en preview. Ne mĂ©morisez pas les numĂ©ros de version — ils changent tous les mois. Retenez la logique : chaque Ă©diteur propose un grand modĂšle puissant et cher, et des variantes plus lĂ©gĂšres moins chĂšres pour les tĂąches simples. C’est ce raisonnement « bon modĂšle pour la bonne tĂąche » qui compte, pas le nom du jour.

Message clĂ© : ce qui est « impossible » aujourd’hui sera peut-ĂȘtre banal dans un an. D’oĂč l’importance d’apprendre Ă  vĂ©rifier ce qu’on voit — transition parfaite vers les deepfakes.

3.6-bis Les modùles du monde (world models) — la prochaine frontiùre (7 min) ⚠

🎯 Pourquoi cette sĂ©quence ? Les participants viennent de voir une IA Ă©crire, dessiner, parler, filmer. Question naturelle : « est-ce qu’elle comprend vraiment le monde ? » C’est le sujet des modĂšles du monde (en anglais world models), l’un des grands chantiers de la recherche en 2026. Section volatile mais l’idĂ©e de fond, elle, est durable.

Le point de dĂ©part Ă  poser Ă  la salle : un modĂšle de texte, aussi impressionnant soit-il, vit dans un univers de mots. Il a lu des milliards de phrases, mais il n’a jamais habitĂ© un monde. Petite Ă©nigme Ă  lire Ă  voix haute pour le montrer :

« Je vais laver ma voiture ; la station de lavage est à 1 km. Combien de kilomÚtres est-ce que je parcours à pied ? »

Beaucoup d’IA (et d’humains distraits !) rĂ©pondent « 1 km » en associant les mots. La bonne rĂ©ponse est zĂ©ro : pour laver sa voiture, on y va en voiture. Pour rĂ©pondre juste, il ne suffit pas de manipuler des mots — il faut reconstruire la scĂšne : ce qu’est une voiture, une station, le fait de conduire, le but de l’action. C’est exactement ce qui manque Ă  un pur modĂšle de langage.

La dĂ©finition simple (Ă  faire noter) : un modĂšle du monde, c’est une reprĂ©sentation interne de la façon dont le monde fonctionne, qui permet d’anticiper les consĂ©quences d’une action. Si je pousse ce verre, va-t-il glisser, rouler ou tomber ? Si je tourne le volant, oĂč va la voiture ?

L’analogie qui marche Ă  tous les Ăąges — le bĂ©bĂ© et le chat :

→ Faire dire aux participants : notre comprĂ©hension du monde est plus ancienne que nos mots. Quand vous descendez un escalier, vous ne calculez pas la gravitĂ© : votre corps simule l’équilibre et le mouvement.

Pourquoi ça compte (le message central) : tant qu’on reste dans le texte, l’erreur est tolĂ©rable — une phrase floue se corrige, une source inventĂ©e se vĂ©rifie. Mais dĂšs qu’on passe au monde physique, la tolĂ©rance Ă  l’erreur s’effondre. Exemple frappant Ă  raconter : un robot qui doit attraper un verre ne peut pas produire une rĂ©ponse « plausible » — il doit connaĂźtre la position exacte du verre, la force Ă  appliquer, la fragilitĂ© de l’objet. S’il se trompe, il ne fait pas une faute de grammaire : il casse le verre.

Le lien image → vidĂ©o → robotique (Ă  dessiner comme un escalier) :

  1. Une image donne dĂ©jĂ  une structure de l’espace : des objets, des positions, des profondeurs.
  2. Une vidéo ajoute le temps : les choses bougent, tombent, rebondissent, disparaissent puis réapparaissent.
  3. La robotique ajoute l’action : le modĂšle ne se contente plus d’observer, il doit essayer, se tromper, corriger et vivre les consĂ©quences.

C’est dans cette rencontre entre langage + vision + vidĂ©o + action que beaucoup de chercheurs situent la prochaine gĂ©nĂ©ration d’IA : non plus seulement « quel mot vient aprĂšs ? », mais « si je fais ceci, qu’est-ce qui va se passer ? » On parle aussi d’intelligence spatiale.

Message final de la sĂ©quence (Ă  marteler, sans jargon) : les IA d’aujourd’hui savent dĂ©crire le monde ; les modĂšles du monde cherchent Ă  le faire anticiper. C’est peut-ĂȘtre la « piĂšce manquante » entre un chatbot brillant et une IA qui agit dans le rĂ©el (voitures, robots domestiques, assistants physiques).

⚠ Garde-fou pour le formateur : rester grand public. Aucun formalisme. Si un participant demande « est-ce que ça existe dĂ©jĂ  ? » : oui, sous forme de prototypes de recherche et de modĂšles de gĂ©nĂ©ration de vidĂ©o qui commencent Ă  respecter (imparfaitement) la physique — d’oĂč les « objets qui apparaissent/disparaissent » vus Ă  la sĂ©quence 3.6. Le sujet est jeune : prĂ©sentez-le comme une direction, pas comme un produit fini.

3.7 Les deepfakes (8 min) — moment critique de la session

DĂ©finition : un deepfake (de deep learning, « apprentissage profond », + fake, « faux ») est un contenu — image, voix ou vidĂ©o — créé ou modifiĂ© par IA pour faire croire Ă  quelque chose de faux : faire dire Ă  une personne des mots qu’elle n’a jamais prononcĂ©s, la placer dans une scĂšne qui n’a jamais existĂ©.

Pourquoi c’est un problùme :

Comment les repĂ©rer — les 4 rĂ©flexes du dĂ©tective :

  1. Les dĂ©tails visuels : mains (doigts en trop ou en moins), dents, oreilles, bijoux asymĂ©triques, texte illisible en arriĂšre-plan, ombres et reflets incohĂ©rents. ⚠ Ces dĂ©fauts diminuent avec le temps — insister sur les rĂ©flexes 3 et 4 qui, eux, restent valables.
  2. Le mouvement (vidĂ©o) : clignements d’yeux Ă©tranges, lĂšvres mal synchronisĂ©es avec le son, contours du visage qui « flottent ».
  3. La source : qui a publiĂ© ? Un mĂ©dia fiable ou un compte anonyme créé hier ? L’info existe-t-elle ailleurs ?
  4. Le bon sens : est-ce vraisemblable ? Un contenu choquant qui tombe « trop bien » doit Ă©veiller le doute. Une Ă©motion forte (colĂšre, peur, indignation) est le signal qu’il faut vĂ©rifier avant de partager.

Activité intégrée : le jeu du détective deepfake sur la page web (vrai ou IA ?). Prévoir 5 minutes, jouer en équipes, débriefer les indices.

Message final, Ă  marteler : l’objectif n’est pas de devenir paranoĂŻaque, c’est de devenir vĂ©rificateur. Douter ≠ ne plus rien croire. Douter = vĂ©rifier avant de croire et surtout avant de partager.

3.8 Applications positives (10 min)

Il est essentiel de finir sur le positif aprùs les deepfakes — l’IA multimodale change des vies :

3.9 ActivitĂ© finale : crĂ©er avec l’IA (20 min)

Voir exercices.md, exercice 3 (mini-projet crĂ©atif). En rĂ©sumĂ© : chaque participant ou binĂŽme crĂ©e une mini-Ɠuvre combinant au moins deux contenus gĂ©nĂ©rĂ©s par IA (ex. : une image + un texte, ou une image + une idĂ©e de musique), puis prĂ©sente en 1 minute : ce que j’ai demandĂ© → ce que j’ai obtenu → ce que j’ai dĂ» corriger.

Si pas d’accĂšs aux outils IA en salle : utiliser la version « papier » dĂ©crite dans l’exercice (Ă©crire les prompts et prĂ©dire les rĂ©sultats, puis comparer avec des exemples prĂ©parĂ©s par l’instructeur), ou la galerie crĂ©ative de la page web.

3.10 SynthĂšse et quiz (5 min)

Les 6 idées à retenir (les faire reformuler par les participants) :

  1. L’IA multimodale voit, Ă©coute, parle et crĂ©e — pas seulement du texte.
  2. Pour l’IA, tout est nombres : pixels, ondes sonores. Elle dĂ©tecte des motifs, elle ne « ressent » rien.
  3. Vision par ordinateur : pixels → indices visuels → reconnaissance.
  4. GĂ©nĂ©ration d’images/musique/vidĂ©o : une description texte suffit — les outils Ă©voluent Ă  toute vitesse. ⚠
  5. Deepfakes : vĂ©rifier la source, garder son esprit critique, ne pas partager sous le coup de l’émotion.
  6. ModĂšles du monde : dĂ©crire le monde (texte) ≠ l’anticiper (agir). La prochaine frontiĂšre relie image, vidĂ©o et action — comme un bĂ©bĂ© qui comprend l’espace avant de parler. ⚠

Quiz : 12 QCM (voir quiz.md) — en classe ou à la maison.


4. Matériel et préparation

5. PiÚges pédagogiques et questions difficiles

Situation Réponse conseillée
« Donc l’IA voit vraiment ? » Non — elle calcule sur des nombres et dĂ©tecte des motifs. Pas de conscience, pas d’expĂ©rience visuelle. Le mot « voir » est une image commode.
« Les deepfakes, c’est illĂ©gal ? » CrĂ©er un deepfake n’est pas toujours illĂ©gal (parodie assumĂ©e, cinĂ©ma) ; l’utiliser pour tromper, arnaquer, harceler ou crĂ©er des contenus intimes sans consentement l’est. Ne pas jouer au juriste : donner les grands principes.
« L’IA va remplacer les artistes ? » Question ouverte. L’histoire montre que les nouveaux outils (photo, synthĂ©tiseur) ont transformĂ© l’art sans le tuer. ReconnaĂźtre les inquiĂ©tudes rĂ©elles (mĂ©tiers de l’illustration) sans catastrophisme ni dĂ©ni.
Un participant veut crĂ©er un deepfake « pour rigoler » Cadrer immĂ©diatement : jamais avec le visage ou la voix d’une personne rĂ©elle sans son accord. C’est la rĂšgle absolue, y compris « pour rire ».
« Comment ĂȘtre sĂ»r Ă  100 % qu’une image est vraie ? » On ne peut pas toujours. D’oĂč l’importance de la source et du recoupement — c’est la compĂ©tence du siĂšcle.
Écarts d’ñge dans le groupe Les 12-15 ans brillent au jeu du dĂ©tective ; les adultes accrochent sur mĂ©decine/arnaques vocales. Utiliser les deux angles.

6. Liens avec les autres sessions

Bonne session ! 🎹🎙👁